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Chaleur & intempéries · Île-de-France

Orages et crues en Île-de-France : protéger son logement avant de rénover

Par Nina Hervé, Anna'Rénov·

En Île-de-France, l'eau peut arriver de deux façons. Lentement, avec une crue de la Seine, de la Marne, de l'Oise ou de leurs affluents, qui monte sur plusieurs jours. Ou brutalement, avec un orage violent qui sature en quelques minutes les toitures, les gouttières et les réseaux d'assainissement. Dans les deux cas, ce sont souvent les caves, les rez-de-chaussée et les derniers étages qui en souffrent.

Chez Anna'Rénov, nous accompagnons des copropriétés et des propriétaires à Paris et en Île-de-France. Notre principe est simple : avant d'isoler, de refaire une cuisine ou de changer un système de chauffage, on s'assure que le bâtiment sait gérer l'eau.

Connaître le risque de son adresse

La première étape ne coûte rien. Sur le site Géorisques, vous pouvez consulter les risques connus à votre adresse : zone inondable, plan de prévention du risque inondation (PPRI), ruissellement, remontées de nappe. Paris dispose d'un PPRI pour la Seine, et de nombreuses communes riveraines de la Seine, de la Marne ou de l'Oise sont aussi couvertes, d'Alfortville à Villeneuve-Saint-Georges, de Gennevilliers à Conflans-Sainte-Honorine.

La crue de 1910 reste la référence historique à Paris. Plus récemment, les crues de 2016 et de 2018 ont rappelé que le risque n'appartient pas au passé, notamment en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne. Pour suivre une crue en cours, le service Vigicrues publie les niveaux de vigilance par cours d'eau, et Météo-France diffuse la vigilance orages et pluie-inondation.

Si vous êtes en zone réglementée, le PPRI peut imposer des prescriptions sur les travaux : cote de référence, interdiction de certains aménagements en sous-sol, matériaux adaptés. À vérifier avant tout projet.

Les orages : l'étanchéité en première ligne

Un orage d'été peut déverser beaucoup d'eau en très peu de temps. Les points faibles d'un immeuble se révèlent alors immédiatement :

  • toitures et terrasses : chéneaux bouchés, évacuations sous-dimensionnées, relevés d'étanchéité fatigués, trop-pleins absents ;
  • descentes d'eaux pluviales : sections trop étroites, coudes engorgés, raccordements défectueux au pied de l'immeuble ;
  • menuiseries : seuils de portes-fenêtres et de balcons sans rejingot ou sans pente, fenêtres de toit mal raccordées ;
  • façades : fissures et joints dégradés, par lesquels l'eau s'infiltre sous la pluie battante ;
  • cours et sous-sols : avaloirs encombrés, absence de clapet anti-retour sur les réseaux.

En copropriété, la plupart de ces éléments sont des parties communes. Le conseil syndical peut demander une visite ciblée après un épisode d'infiltration et inscrire les travaux nécessaires dans le plan pluriannuel de travaux.

Les crues : réduire la vulnérabilité

On ne rend pas un immeuble insubmersible, mais on peut limiter fortement les dégâts et accélérer le retour à la normale :

  • mettre en hauteur ce qui craint l'eau : tableau électrique, chaudière, ballon d'eau chaude, compteurs, quand c'est techniquement possible ;
  • poser des clapets anti-retour pour éviter que le réseau d'assainissement ne refoule dans les caves ;
  • prévoir des dispositifs amovibles de type batardeaux sur les ouvertures basses ;
  • choisir des matériaux qui supportent l'immersion en rez-de-chaussée et en sous-sol : enduits à la chaux, carrelage, cloisons adaptées, plutôt que plaques de plâtre et isolants fibreux ;
  • organiser les caves pour ne pas y stocker de produits dangereux ni d'objets de valeur.

Ces mesures se prévoient au moment des travaux. Remplacer une chaudière en sous-sol par une chaudière au même endroit, en zone inondable, est une occasion manquée.

Rénover ensuite, en tenant compte de l'eau

Une fois l'enveloppe étanche et la vulnérabilité réduite, la rénovation énergétique peut être engagée sereinement. Quelques choix changent selon l'exposition du bâtiment : isolation des planchers bas, emplacement des équipements techniques, nature des isolants en partie basse, ventilation des caves pour éviter l'humidité chronique.

Notre équipe d'ingénieurs thermiciens, d'architectes et de maîtres d'œuvre intègre ces contraintes dès l'audit ou le PPPT, puis dans la conception et le suivi du chantier. Pour un appartement en rez-de-chaussée ou une maison en bord de Marne, l'architecture d'intérieur peut aussi être pensée pour se remettre facilement d'une inondation.

Questions fréquentes

Comment savoir si mon immeuble est en zone inondable ?

Consultez Géorisques à partir de votre adresse. Le document d'information acquéreurs et locataires, remis lors d'une vente ou d'une location, mentionne aussi les risques connus.

Qui paie les travaux contre les infiltrations en copropriété ?

Quand l'eau entre par une partie commune (toiture, façade, descente), les travaux relèvent en principe de la copropriété. La répartition précise dépend du règlement de copropriété.

Faut-il attendre une inondation pour agir ?

Non. Les mesures de réduction de la vulnérabilité sont bien moins coûteuses lorsqu'elles sont intégrées à des travaux déjà prévus.

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Infiltrations après un orage, cave inondée ou projet de rénovation en zone inondable ? Décrivez-nous votre situation via notre formulaire de contact. Retrouvez aussi nos interventions sur notre page Paris / Île-de-France.

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