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Chaleur & intempéries · Charente

Tempêtes atlantiques : protéger toiture et menuiseries en Charente

Par Nina Hervé, Anna'Rénov·

Les dépressions qui arrivent de l'Atlantique ne s'arrêtent pas au littoral. En Charente, de nombreux propriétaires gardent en mémoire la tempête de décembre 1999, et chaque hiver apporte son lot de coups de vent qui rappellent qu'une toiture ou une fenêtre fatiguée ne pardonne pas. Après un épisode venteux, on retrouve des tuiles dans le jardin, une gouttière décrochée, une infiltration au plafond de la chambre. Chez Anna'Rénov, nous intervenons en Charente et nous partons d'un principe simple : avant d'investir dans l'isolation ou un nouveau chauffage, on s'assure que le toit et les ouvertures tiennent.

Les toitures charentaises face au vent

Dans une grande partie du département, les maisons anciennes sont couvertes de tuiles canal (les tuiles « tige de botte ») posées sur des toits à faible pente. Ce type de couverture a fait ses preuves, mais il a ses points faibles face au vent :

  • des tuiles de couvert simplement posées ou maintenues par un mortier vieilli ;
  • des rives et des faîtages scellés au mortier qui se fissurent et se déchaussent ;
  • des égouts de toit où le vent s'engouffre sous les tuiles ;
  • une charpente ancienne dont certaines pièces ont souffert de l'humidité ou des insectes.

Sur les maisons plus récentes, en tuiles mécaniques, ce sont souvent les tuiles de rive, les closoirs et les fixations qui lâchent en premier.

Faire le point sur sa toiture, sans monter dessus

Inutile de grimper sur le toit pour repérer les signes d'alerte. Depuis le sol, avec des jumelles, ou depuis les combles, vous pouvez observer :

  • des tuiles déplacées, cassées ou qui « glissent » ;
  • un faîtage ou des rives dont le mortier manque par endroits ;
  • des traces d'humidité sur la charpente, l'isolant ou les plafonds ;
  • du jour visible entre les tuiles depuis le grenier, là où il ne devrait pas y en avoir ;
  • des gouttières qui pendent, des crochets rouillés, des descentes déboîtées.

Pour le reste, faites intervenir un couvreur. Une révision régulière, avec remplacement des tuiles abîmées et reprise des scellements, coûte bien moins cher qu'un sinistre. Lors d'une réfection plus importante, le couvreur peut proposer des fixations adaptées au vent (crochets, pannetons, closoirs) selon les règles de l'art. Vérifiez aussi les cheminées et les antennes, qui peuvent faire levier ou tomber sur la couverture.

Menuiseries et volets : l'autre point sensible

Le vent pousse la pluie à l'horizontale. Une fenêtre en bois dont le jet d'eau est pourri, un joint de mastic craquelé ou un appui sans pente laissent entrer l'eau dans le mur. Quelques réflexes :

  • vérifier l'état des volets et de leurs ferrures : un volet mal arrêté peut se décrocher et casser la fenêtre ;
  • contrôler les arrêts de volets et les gonds scellés dans la pierre ;
  • reprendre les joints entre menuiserie et maçonnerie avec des produits compatibles avec la chaux ;
  • inspecter les appuis de fenêtre et leurs gouttes d'eau.

Quand vient le moment de remplacer les fenêtres, ne choisissez pas seulement sur la performance thermique. La pose (en applique, en feuillure, en rénovation sur dormant existant), l'étanchéité à l'eau et à l'air et la compatibilité avec un mur en pierre comptent autant. Et pensez à la ventilation : des fenêtres plus étanches modifient le renouvellement d'air de la maison.

Gouttières et eaux pluviales : souvent oubliées

Lors d'un épisode de pluie et de vent, des gouttières bouchées par les feuilles débordent et arrosent la façade. Faites-les nettoyer à l'automne, vérifiez les crochets, les naissances et l'évacuation au sol. Une descente qui déverse au pied du mur, c'est de l'humidité garantie dans les maçonneries et, sur sol argileux, un facteur de fissures.

Toiture d'abord, isolation ensuite : le bon enchaînement

C'est le fil rouge de cette série : on sécurise le clos-couvert avant de rénover énergétiquement. Une réfection de toiture est d'ailleurs le moment idéal pour isoler les rampants ou les combles, poser un écran de sous-toiture adapté et traiter la ventilation de la couverture. Faire les deux ensemble évite de déposer deux fois les tuiles et permet de concevoir un ensemble cohérent.

À Angoulême, Cognac, Jarnac, Barbezieux, Ruffec ou Confolens, chez Anna'Rénov, nous pouvons :

  • établir un état des lieux de la toiture, des menuiseries et des eaux pluviales ;
  • réaliser l'audit énergétique pour articuler les travaux de couverture avec l'isolation ;
  • concevoir le projet et rédiger les pièces techniques ;
  • assurer la maîtrise d'œuvre avec des couvreurs et menuisiers qualifiés ;
  • vous orienter vers les aides mobilisables pour la partie énergétique.

Questions fréquentes

Que faire juste après une tempête ?

Mettez-vous en sécurité, ne montez pas sur le toit, photographiez les dégâts et prévenez votre assureur. Une bâche posée par un professionnel peut limiter les infiltrations en attendant les réparations.

Faut-il changer toute la couverture après quelques tuiles envolées ?

Pas forcément. Un couvreur peut remplacer les tuiles abîmées et reprendre les scellements. Une réfection complète se justifie quand la couverture ou la charpente sont en fin de vie.

Mes fenêtres en bois sont anciennes : rénover ou remplacer ?

Cela dépend de l'état du bois, de l'intérêt patrimonial et de vos objectifs. Certaines menuiseries se restaurent très bien ; d'autres doivent être remplacées. Un diagnostic permet de trancher.

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